J’ai testé le fasting, méthode naturelle pour perdre du poids et être en meilleure santé

On entend beaucoup parler de fasting depuis quelques temps : nouvel effet de mode ? Ou nouvelle méthode efficace ?

On ne parle bien que de ce qu’on connaît bien : les recettes qu’on a soi-même testées ou créées, les méthodes qu’on a soi-même expérimentées, les astuces qu’on a soi-même essayées, les conseils qu’on a soi-même appliqués, etc…

J’aime beaucoup partager les expériences de celles et ceux qui sont prêts à témoigner, parce que c’est enrichissant, et que ça peut apporter des réponses à vos problématiques, interrogations, inquiétudes… ou satisfaire votre curiosité et soif d’apprendre… ou (r)éveiller les consciences 🙂

Pour une fois, j’ai envie de partager ma propre expérience… car, oui, oui, j’ai testé le fasting pendant plusieurs semaines, et je vous raconte tout :

Qu’est-ce que le fasting ?

Quelles sont les promesses du fasting ?

Comment bien pratiquer le fasting ?

Pourquoi la perte de poids marcherait mieux avec le fasting ?

Pourquoi j’ai eu envie de tester le fasting ?

Comment j’ai appliqué le fasting ?

Quelles étaient mes craintes avant de commencer ?

Quel a été mon ressenti ?

Quels résultats j’ai obtenus ?

Vais-je continuer le fasting ?

 

Qu’est-ce que le fasting ?

 C’est une méthode de jeûne intermittent qui se présente sous 2 formes :

  • Un jeûne de 16 heures minimum, tous les jours de préférence, en arrêtant la prise d’aliments après le dîner, jusqu’au déjeuner du lendemain (donc en sautant le petit-déjeuner)… ou en arrêtant la prise d’aliments après le déjeuner, jusqu’au petit-déjeuner (donc en sautant le dîner) => il faut veiller à ce que les 16 heures soient effectives

Ou

  • Un jeûne de 24 heures maximum, deux à trois fois par semaine

Le choix de l’une ou l’autre dépend du mode de vie de chacun, mais il est possible de combiner les deux : en ajoutant de temps en temps un jeûne de 24 heures.

Pour les repas restant, répartis sur 8 heures (ou moins), on conserve une alimentation équilibrée, en évitant trop de sucre et de féculents : ceux-ci font grimper la glycémie, et peuvent compromettre les effets du jeûne.

Le but étant de réduire la production d’insuline, pour permettre de perdre du poids. Cette forme de jeûne permet de vider ses réserves de sucre, pour puiser ensuite dans les réserves des graisses, comme source d’énergie.

 

Quelles sont les promesses du fasting ?

Elles sont nombreuses !

D’abord d’un point de vue médical :

  • Réduire l’apport calorique, pour perdre du poids (jusqu’à 3 à 5 kg par mois), et allonger l’espérance de vie
  • Réduire les mauvaises réserves de graisses corporelles, en particulier au niveau abdominal
  • Éviter les effets délétères des régimes hypocaloriques mal menés : perte de muscle, métabolisme ralenti, fatigue, sensation de faim, manque de concentration, stress et anxiété
  • Réduire les symptômes de certaines pathologies : allergies, maladies virales, bactériennes, infectieuses, auto-immunes, neurologiques, inflammatoires…
  • Prévenir certaines maladies : Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaque, diabète de type 2…
  • Améliorer la mémoire et la concentration
  • Faciliter la destruction des cellules cancéreuses par la chimiothérapie, celles-ci étant avides de sucre
  • Rééquilibrer les hormones

 

Puis d’un point de vue pratico-pratique :

  • Une meilleure organisation : sauter le petit déjeuner permet de gagner du temps, à consacrer à la gestion des autres repas
  • Moins de stress : pas besoin de compter les calories, un repas de moins à prévoir, des horaires flexibles (pourvu que la période de 16h de jeûne soit respectée), pas d’incidence d’une journée de « craquage »
  • Un rééquilibrage de l’alimentation : perte des envies sucrées, au profit d’aliments plus nutritifs, sans pour autant s’imposer des longues listes d’aliments interdits (hormis l’excès de sucre et de féculents), comme dans d’autres régimes
  • Une compatibilité avec le sport : même à jeun… à condition que la durée n’excède pas 30 minutes pendant la phase de jeûne

 

Comment bien pratiquer le fasting ?

Quelques conseils que j’ai appliqués, pour une transition en douceur :

  • Profiter de la matinée pour être productif : le système digestif est au repos et la concentration est meilleure
  • Boire de l’eau ou des boissons sans calories (sans sucres !) : je ne déjeune plus, mais je bois un grand bol de thé vert au lever, pour bien me réhydrater après la nuit
  • Pour calmer les éventuelles sensations de faim des premiers jours (surtout présentes chez les personnes ayant l’habitude d’un petit déjeuner sucré) : bouger, boire et s’occuper, permet de penser à autre chose
  • Ne pas paniquer pour un écart : le fasting est un système souple, et il ne faut surtout pas refuser une invitation parce que ça ne cadre pas avec les horaires.
  • Casser le jeûne, au déjeuner, avec des protéines et des légumes. Les féculents sont en option, en fonction de l’activité, et de la perte de poids à atteindre
  • Manger des glucides plutôt au dîner : quand je dis « glucides », je parle de bons glucides, c’est-à-dire des aliments avec un faible index glycémique.

Plus on retarde l’absorption de glucides, plus l’organisme aura de temps pour puiser dans les réserves de graisses.

J’ai fait la « bêtise », un soir, de prendre un dîner très léger : le lendemain matin a été difficile…

  • Ne pas limiter les bonnes matières grasses : huile de colza et d’olive, huile de coco, avocat, noix et autres oléagineux…

 

 

Pourquoi la perte de poids marcherait mieux avec le fasting ?

Le fasting se caractérise par une approche différente.

La plupart des régimes proposés s’appuient sur la restriction calorique ou alimentaire (ce qui n’est pas forcément la même chose : compter les calories, ou réduire les portions).

Certes la perte de poids est souvent rapide… mais peu durable : les personnes abandonnent par lassitude, parce que c’est difficile à tenir sur le long terme… ou parce qu’elles pensent que le résultat obtenu est définitif.

Or on connaît tous le fameux effet yo-yo : je perds, puis je reprends encore plus que ce que j’avais perdu.

 

Pourquoi ?

Il semblerait que se priver de nourriture provoque un ralentissement du métabolisme, donc une diminution des dépenses énergétiques. Quand on reprend une alimentation normale, la reprise de poids est alors inévitable.

 

Quels sont les arguments du fasting :

  • Le métabolisme n’est pas ralenti quand on saute des repas
  • Il y a une meilleure gestion de l’insuline avec deux repas importants, plutôt qu’avec plus de repas moins copieux
  • Les 16 heures de jeûne permettent à l’organisme de vider les réserves de sucre, puis de « s’attaquer » aux réserves de graisses.

Sans fasting, la période de jeûne est souvent limitée aux heures nocturnes, et donc insuffisamment longue pour utiliser les réserves de graisses, d’autant plus si on a une alimentation trop riche en sucres, et produits transformés

  • La fréquence et la qualité des aliments que nous consommons ont une incidence sur les hormones qui régulent la prise ou la perte de poids

 

 

Pourquoi j’ai eu envie de tester le fasting ?

Le trop de sucres et de féculents, la mauvaise alimentation, ce n’était déjà pas la politique de la maison…

La perte de poids n’était pas franchement nécessaire, même si 2 ou 3 kilos en moins, ça ne pouvait pas me faire de mal :-)…

Grâce à l’alimentation sans gluten et sans lait, je me sentais déjà en bonne forme physique et j’avais une bonne digestion…

 

Alors quel intérêt ?

J’en ai vu plusieurs :

  • Après les fêtes, et quelques excès alimentaires : l’envie de purifier mon organisme
  • Diminuer mon tour de taille : les graisses au niveau du ventre sont plus difficiles à perdre, même sans excès de poids par ailleurs
  • L’aspect pas trop contraignant de ce jeûne
  • La curiosité : pour vérifier si les promesses sont tenues, et s’il est vrai qu’on peut sauter un repas sans problèmes, en particulier le petit déjeuner, car on entend souvent que ce n’est pas une bonne idée

A ce propos : le fasting n’est pas recommandé chez les enfants et les adolescents, qui ont des besoins spécifiques.

  • Le challenge : est-ce qu’on peut encore améliorer son alimentation et sa santé ?
  • Relever le défi d’un ami, ayant lui-même relevé un sacré défi : montrer qu’on peut changer ses habitudes, même bien ancrées, et aller au-delà de ses appréhensions

 

 

Comment j’ai appliqué le fasting ?

J’ai choisi la formule qui me paraissait la plus compatible avec mon emploi du temps et mes « contraintes » familiales :

  • J’ai supprimé le petit déjeuner, tous les jours
  • J’ai placé les 8 heures de prises alimentaires entre midi et 20 h => on retrouve bien les 16 h de jeûne
  • J’ai conservé mes habitudes alimentaires sur les autres repas

Ce choix me permet de garder le dîner, car c’est un repas qu’on partage régulièrement avec les enfants ou les amis.

 

Quelles étaient mes craintes avant de commencer ?

Comme dans tout changement d’alimentation, il est normal de se poser des questions, d’avoir des doutes et des appréhensions :

  • J’avais peur d’avoir faim dans la matinée, car j’avais l’habitude de prendre un petit déjeuner
  • Je craignais le manque d’énergie : la fameuse hypoglycémie qui donne des vertiges et une sensation de baisse de tonus
  • Je redoutais d’être fatiguée, d’avoir des symptômes inhabituels, et de ne pas pouvoir me consacrer pleinement à mes occupations habituelles
  • Je me posais la question de mes besoins en vitamines et minéraux : le petit déjeuner était pour moi l’occasion de manger des fruits, des graines, des oléagineux…
  • Je pensais qu’il faudrait des semaines, voire des mois pour obtenir des résultats… et même n’observer aucun changement sur mon organisme

 

 

Quel a été mon ressenti ?

Toute question mérite une réponse :

  • Pour la sensation de faim, j’ai été agréablement surprise : très rapidement, j’ai pu arriver à l’heure du déjeuner, sans m’en rendre compte, et sans avoir plus faim que lorsque je mangeais le matin.
  • Par contre, j’ai ressenti pendant les 2 premières semaines, des sensations désagréables et plutôt inconnues habituellement : quelques migraines légères, des moments de fatigue et de nervosité. Ces symptômes ont disparu à partir de la 3ème . Maintenant je me sens en pleine forme !

=> Pas de panique, ces réactions sont parfaitement normales, et même plutôt bon signe : il faut laisser du temps à l’organisme pour s’habituer à ce nouveau mode d’alimentation. Et c’est la preuve qu’il réagit, s’adapte, et que certaines « toxines » sont en phase d’élimination.

  • Pour les aliments indispensables que je consommais le matin, je les ai répartis sur les autres repas : en particulier pour les fruits, que je réserve de temps en temps pour le goûter (seulement si j’ai faim)

Pratiquer le fasting ne veut pas dire se restreindre ou augmenter la quantité de nourriture sur les autres repas, mais garder (ou retrouver) une alimentation saine et équilibrée… et surtout « écouter sa faim » : ne pas manger par habitude, ou parce que c’est l’heure, mais quand l’organisme le réclame.

  • Pour les résultats visibles et quantifiables, ils sont vite devenus encourageants : j’ai perdu 1 kg en un mois, ce qui paraît peu, mais ce qui est plutôt satisfaisant pour moi, car je n’ai pas de surpoids excessif, et surtout mon nouveau poids reste stable, malgré quelques repas conviviaux plus caloriques.

J’attends de voir la suite… mais on sait très bien qu’une perte lente est bien plus stable qu’une fonte rapide.

Et la perte de poids n’est pas forcément constante.

Mais ce qui est plus marquant et plus intéressant, c’est de constater qu’il manque un trou à mes ceintures : donc quelques centimètres en moins pour le tour de taille, c’est intéressant 😉

Pour les bénéfices à long terme, je n’ai bien sûr pas assez de recul pour en juger. Mais les vertus du jeûne étant prouvées depuis très longtemps, je pense que cette forme de jeûne facile à mettre en place ne peut être que profitable.

A suivre… 😉

 

Vais-je continuer le fasting ?

Je ne sais pas pour le moment si je le continuerai sur le long terme.

Mais pour le moment, je n’y vois que des bénéfices. Et j’attends de voir si les premiers résultats obtenus se confirment, et se poursuivent…

Ayant dépassé la période un peu critique des deux premières semaines, ce serait bête de ne pas continuer !

Et toi ? As-tu déjà testé le fasting ? Ou une autre forme de jeûne ? Es-tu prêt(e) à partager ton expérience ?

Reçois gratuitement les 10 plus grosses erreurs à ne pas commettre pour manger sainement
+ la fiche synthétique des 6 étapes pour bien débuter une alimentation sans gluten + une délicieuse recette de pain sans gluten
  •  
    2
    Partages
  •  
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •   
  •   
  •