Comment manger sainement sans exploser son budget

 

Peut-on bien manger pour pas cher ?

Dans la série « Les questions que l’on me pose », en voici une nouvelle qui revient régulièrement :

« C’est bien joli de dire qu’il faut manger sainement, et sans gluten… mais ça coûte cher ! Comment faire pour ne pas trop dépenser ? »

Certes les produits sains et sans gluten sont (parfois) plus onéreux.

Mais comme il n’y a ni mauvaise question, ni question sans réponse… voici

 

7 astuces pour manger sainement, sans se ruiner

 

Astuce #1 : Cuisiner

Ce n’est pas nouveau : le fait maison, avec des produits bruts, est toujours plus économique et plus sain que les plats tout prêts.

Pour preuve 

Les farines bio et sans gluten coûtent plus cher que la farine de blé, ça c’est sûr.

Mais je me suis amusée à calculer le prix de revient de ma baguette préparée avec des produits bios : 3,50 € le kilo.

Et quel est le prix d’une baguette traditionnelle ?

Entre 0,87€ et 1,30 € , en moyenne, en fonction des boulangeries (et ça ne cesse d’augmenter).

On va arrondir à 0,90 €.  Sachant que son poids moyen est de 250 gr : le kilo revient à 3,60 €.

​On peut donc confirmer et affirmer que, bien souvent, dans de nombreuses villes (de plus en plus), le pain traditionnel coûte plus cher que le bon pain bio, sans gluten et fait maison… pas de quoi s’en priver.

Et quand on sait que les restes d’une baguette traditionnelle ont de fortes chances de finir à la poubelle, contrairement à la baguette sans gluten qui se conserve très bien… que demander de plus ?

Si on doit manger à l’extérieur quand on travaille, il est beaucoup plus économique de préparer sa « gamelle », comme disaient nos grand-mères… ou sa lunch box, pour être « dans le vent ».

Et l’argument que j’entends d’ici « oui, mais il faut du temps pour la préparer » ne tient pas, pour 2 raisons :

  • Dans la lunch box, on peut mettre une portion d’un plat préparé la veille, en plus grosse quantité (on anticipe) : ça prend 5 minutes
  • Faire la queue pour attendre un plat à emporter, ça prend du temps aussi

Outre l’aspect pécuniaire, le fait maison offre d’autres avantages :

  • La qualité : on sait quels produits on utilise, et on évite toutes sortes d’additifs peu sains, souvent utilisés pour « conserver » et « améliorer » les plats tout prêts. Qualité rime avec produits bruts, qu’on cuisine soi-même.
  • La sécurité : on est sûr qu’aucun allergène ne se glissera à notre insu dans la préparation
  • La nouveauté : c’est le meilleur moyen de ne pas tout le temps manger la même chose
  • Le plaisir : de tester de nouvelles recettes, de découvrir de nouvelles saveurs… et de faire plaisir aux autres

 

Astuce # 2 : Acheter différemment

Les rayons des grandes surfaces sont fournis, et la diversité des produits proposés est pratique.

Mais quand on veut choisir des produits sains (pas trop transformés), et sans gluten de surcroit, la plupart de ces rayons ne servent à rien.

Donc on évite ainsi beaucoup d’achats impulsifs… et inutiles.

Quelques astuces complémentaires sont à mettre en pratique :

  • Vérifier ce qu’on a dans ses placards : qui n’a jamais acheté un produit en double, dans le doute… qui finalement s’est périmé avant qu’on ne l’utilise
  • Préparer une liste de ce qui est absolument nécessaire… et s’y tenir
  • Faire les courses le ventre plein, pour ne pas se laisser tenter par des produits superflus, et souvent peu sains : qui n’a jamais craqué pour des viennoiseries, quand le ventre crie famine
  • Éviter d’emmener les enfants : qui n’a jamais cédé aux réclamations d’un petit, juste pour avoir la paix, et éviter un caprice bruyant au milieu des autres clients
  • Utiliser la scanette : petites machines que les grandes surfaces ont mises en place pour gagner du temps à la caisse… et bien pratiques pour calculer au fur et à mesure la note. Parfois, cela évite les mauvaises surprises au moment de payer, surtout quand on s’est fixé un budget à ne pas dépasser
  • Penser aux magasins de déstockage : on a souvent des a priori sur ce genre d’enseignes, mais on peut y trouver des lots de produits bios, voire sans gluten, à prix soldés. Ils sont vendus ainsi parce qu’ils ont une date de péremption proche, par exemple, ce qui n’enlève rien à leur qualité
  • Comparer les prix au kilo, et non à l’unité : les emballages sont souvent (volontairement) trompeurs quant à la quantité réelle de produit
  • Acheter des produits de saison : des fraises qui ont parcouru la moitié de la planète, en hiver, seront forcément trop chères… et sûrement pas très savoureuses
  • Privilégier les aliments vendus en vrac : de plus en plus d’enseignes proposent des produits d’épicerie sans emballage, souvent moins chers que les équivalents conditionnés en paquets (le marketing, ça a un coût)

Et quand on réfléchit à tous les intermédiaires que les produits ont croisés avant d’arriver sur les étals, chacun en ayant fait grimper les prix, on se dit que les circuits courts sont quand même une bien meilleure solution pour réduire le budget des courses, trouver des produits de saison et de bonne qualité, et privilégier la proximité avec les producteurs locaux :

  • Le marché, avec une fraîcheur des produits souvent supérieure
  • Les systèmes associatifs de regroupement de producteurs, en ventes directes
  • Les cueillettes directes à la ferme et chez les maraîchers
  • Les drives fermiers, dans lesquels des agriculteurs, des jardiniers, des producteurs de miel, etc… se regroupent pour une vente sans intermédiaires

 

Astuce # 3 : Réduire la viande

Est-ce nécessaire de manger de la viande tous les jours ?

Bien sûr que non !

Ce qui est nécessaire quotidiennement, ce sont les protéines, qu’on peut trouver dans bien d’autres aliments.

Et qu’est-ce qui coûte souvent le plus cher dans le budget des repas?

La viande !

Par exemple, une bonne salade de lentilles, à la place d’une entrecôte, c’est bien aussi 🙂

 

Astuce # 4 : Varier

Pour réduire la note des courses, il faut manger de tout… enfin presque : que des aliments sains, bien sûr.

La diversité des aliments a plusieurs avantages :

  • Assurer un bon apport en nutriments
  • Prendre du plaisir à table : la variété des saveurs est nécessaire pour ne pas se lasser
  • Équilibrer le budget, en alternant produits chers et produits bon marché : un jour de la viande ou du poisson/un jour des légumineuses ou des œufs… un jour des asperges/un jour de la salade, etc…

 

Astuce # 5 :   Recycler

Quand on sait qu’une bonne partie des produits cultivés est jetée, ça donne à réfléchir, pour l’aspect écologique, mais aussi pour le portefeuille !

On peut donc réfléchir à la façon d’utiliser des restes, sans pour autant avoir l’impression de manger deux fois le même plat.

Quand mes enfants étaient petits, ils me disaient que j’étais la spécialiste des gratins « fourres-y-tout »  ^^.

Ils se moquaient, mais ils les adoraient.

C’est quoi un gratin « fourres-y-tout » ?

Une excellente façon de resservir un reste de légumes, de viande, de poisson… ni vu ni connu, dans un plat complet, pour le dîner : avec une béchamel, une sauce tomate, du gruyère (ou du gomasio pour une version sans lait) avant de gratiner.

Quand ce sont des aliments sains, on n’a pas envie de les gaspiller…

Mais on peut aussi tester la tarte, la soupe et la salade « fourres-y-tout ».

De plus, beaucoup d’aliments « périmés » sont tout à fait comestibles : on ne jette pas pour acheter à l’identique ensuite.

Enfin, les « déchets » de certains aliments sont réutilisables :

  • Les poireaux : les blancs cuits à la vapeur, avec une bonne vinaigrette + les feuilles vertes moins tendres pour une soupe
  • Les fanes des radis pour un velouté
  • Les feuilles des blettes comme des épinards
  • Les graines de courge grillées à l’apéritif

 

Astuce # 6 : Congeler

Le congélateur est l’ami des personnes prévoyantes et économes :

  • Pour conserver les restes d’un plat non terminé : en prévision d’une lunch box, d’un repas improvisé, d’une soirée pressée… et encore une fois pour ne pas jeter
  • Pour conserver des aliments achetés en grosses quantités : une super promotion sur des poulets fermiers, des fruits et légumes frais du marché vendus en cagettes, un poisson entier plutôt que des portions, etc…
  • Pour ne pas gaspiller une belle récolte du jardin : beaucoup de légumes et de fruits arrivent à maturité en même temps, et on ne peut pas tous les consommer en une seule fois
  • Pour profiter d’aliments arrivant en date limite de consommation : beaucoup de magasins soldent des produits la veille de leur date de péremption. Quand il s’agit de produits bios, on peut les congeler (à condition que la fraîcheur et l’aspect soient irréprochables)

 

Astuce # 7 : Cultiver

Pour celles et ceux qui vivent à la campagne, ou qui ont un petit carré de terrain, une terrasse, un balcon… faire pousser ses propres fruits et légumes est une solution économique et gage de qualité :

  • Pas de pesticides
  • Pas d’engrais chimiques
  • Des produits récoltés à maturité
  • Des produits de saison
  • Pas d’intermédiaires
  • Pas de frais de main d’œuvre
  • Pas de frais de transport

Si on n’a pas la main verte, on peut déjà se lancer avec quelques aromatiques, quelques pieds de tomates cerise, quelques salades… dans des jardinières.

Et si l’achat de plants et de graines représente un certain budget :

  • Ce sera de toute façon moins onéreux que l’achat des produits finis
  • Il existe dans beaucoup d’endroits des journées d’échanges de plants gratuits, entre jardiniers amateurs

Bref !

Si on fait le bilan, et si on applique tous ces conseils, on peut affirmer que ça ne coûte pas plus cher de bien manger… à condition, une fois encore, de passer à l’action !

Et toi ? Quelle est ton astuce pour manger sainement, sans trop dépenser ?

 

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