4 conseils pour recevoir sans gluten

Toutes les personnes intolérantes, hypersensibles ou allergiques au gluten sont confrontées un jour ou l’autre à l’angoisse de l’invitation à un apéritif ou un dîner : « que vais-je pouvoir manger ? » ou « je vais devoir encore expliquer, justifier, vérifier… » sont des inquiétudes récurrentes et sources de stress.

Mais l’expérience m’a prouvé que l’angoisse est largement partagée par les hôtes : la peur de mal faire, de rendre malade, de gâcher la soirée… finit parfois par aboutir à la situation ridicule de ne plus oser inviter l’ami intolérant, hypersensible ou allergique au gluten.

Vous me direz : c’est là qu’on reconnaît les vrais amis ! Ceux qui vont se décarcasser coûte que coûte pour concocter un repas adapté… 🙂

Et si on pouvait leur faciliter la tâche, sans les obliger à poser mille questions, ou chercher mille infos, sans être sûr qu’elles soient pertinentes ?

J’aime bien ici l’idée d’un récapitulatif gagnant/gagnant, avec des conseils et des outils pratiques et accessibles, destinés à :

  • Être consultés par celui qui reçoit
  • Être communiqués par celui qui est invité

Voici 4 astuces simples pour recevoir un intolérant au gluten :

#1 Premières astuces

  • Choisir des aliments simples et les plus bruts possibles… donc les moins industriels possibles : viande, poisson, légumes, fruits, œufs, etc…
  • Utiliser des herbes aromatiques fraîches, de la vanille, des huiles essentielles alimentaires (comme l’orange douce par exemple), des graines… pour donner du fun et du goût
  • Éviter les aliments en vrac ou en mélange comme les épices : du poivre ou des baies en grains dans un moulin peuvent les remplacer
  • En cas de doute sur un produit, toujours s’abstenir
  • Inutile d’aller chercher des plats sophistiqués pour se régaler et faire plaisir : ce qui compte, c’est la convivialité et la bonne humeur !
  • Se fier aux recettes sans gluten déjà testées

https://www.passiondesaliments.com/recettes/ : même si la curiosité et la passion de la cuisine peuvent inciter à être créatifs, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour faire des essais

  • Préparer un repas identique et sans gluten pour tous les convives : cela évitera les problèmes liés à la contamination… et cela ne pourra pas leur faire de mal 😉

#2 Éviter la contamination

La contamination d’un aliment sain par un aliment contenant du gluten est un facteur à ne pas négliger pour nos amis cœliaques ou allergiques, très sensibles à la moindre trace de gluten (les précautions sont moins drastiques pour les hypersensibles, mais pas inutiles).

 Quelques mesures simples pour recevoir un intolérant au gluten :

  • Nettoyer avec soin les plans de travail et ustensiles de cuisson, ou les protéger avec une feuille de papier cuisson
  • Utiliser une éponge neuve et un torchon propre
  • Entreposer les courses pour le repas à distance des placards où sont rangés les produits volatiles comme les farines
  • Ne cuisiner ce jour-là que des produits sans gluten, ou commencer par les plats sans gluten si ce n’est pas le cas
  • Ne pas utiliser d’ustensiles en bois, qui sont poreux et peuvent conserver des traces de gluten : cuillères, spatules, planche à découper ou à pain… ou d’objets à trous comme la passoire
  • Bannir le grille-pain où il reste toujours des miettes, et la friteuse (surtout avec une huile déjà utilisée)
  • Éviter les produits entamés comme les pots de confiture, de miel, de moutarde ou mayonnaise… les plaquettes de beurre ou boîte de margarine… en bref tout ce qui peut avoir été en contact avec un ustensile utilisé lors de la préparation de tartines ou plats avec gluten
  • Choisir des produits garantis sans gluten, ou naturellement sans gluten

#3 Identifier les ingrédients avec gluten

  • 4 céréales courantes: le seigle, l’avoine, le blé (ou froment) et l’orge (SABO pour s’en souvenir !), et d’autres moins communes : épeautre, petit épeautre, kamut, triticale => à remplacer par une grande diversité d’autres plantes.
  • Les dérivés de ces céréales: farines, semoules, boulghour, flocons, malt, germes, couscous, taboulés, gruaux, etc…
  • Les aliments qui en contiennent: pains, pâtes, pizzas, gâteaux, aliments panés, croûtons, etc…
  • Quelques alcools : la bière et les boissons maltées, à base d’orge et/ou de seigle (comme le whisky).
  • Les aliments qui peuvent en contenir: céréales du petit déjeuner, sauces industrielles et sauce soja, plats tout prêts, soupes en bricks, aides culinaires comme les bouillons en cubes, plats déshydratés, chocolats et pâtes à tartiner, desserts fruités et glacés, charcuteries, viandes hachées et recomposées, levures (à remplacer par du bicarbonate activé avec du citron ou du vinaigre de cidre), terrines de poissons et surimis, produits allégés, boissons et desserts chocolatés, produits surgelés comme les frites => la plupart de ces produits existent en version sans gluten, mais il faut dans ce cas lire attentivement les étiquettes.

#4 Se méfier de certaines dénominations

Dans la jungle des additifs alimentaires, il est souvent difficile d’identifier ceux avec gluten.

Ceux-ci peuvent en contenir :

  • Arômes
  • Épaississants
  • Fécules
  • Gélifiants
  • Dextrine
  • Maltose, malt
  • Liants protéiniques, protéines végétales, liants de céréales
  • Polypeptides
  • Matières amylacées
  • Gomme d’avoine E411
  • Additifs E1400 à 1452
  • Son
  • Pain azyme

Par contre, bien que le mot blé apparaisse, il n’y a pas de gluten dans :

  • Le dextrose de blé
  • Le glucose de blé
  • Le sirop de blé

Ou des taux de gluten très faibles et normalement tolérés… mais les sensibilités sont variables selon les individus, donc il vaut mieux vérifier auprès de la personne concernée.

Le cas de l’amidon :

Quand il s’agit d’amidon de blé, cela dépend aussi de sa teneur résiduelle en gluten, qui peut varier d’un fabricant à l’autre… donc dans le doute, on évite.

Si le terme « amidon » seul apparaît, c’est qu’il s’agit d’amidon de riz, pomme de terre ou maïs, donc sans gluten (avec les réserves pour le maïs, comme l’explique Jean-Marie Magnien dans son livre sur le régime Seignalet)

Beaucoup de pays ont adopté des règlements précisant que les allergènes doivent être indiqués de façon lisible sur les étiquettes. Mais il ne faut pas oublier que les produits d’importation ne respectent pas toujours cette obligation. Donc une fois encore, dans le doute on s’abstient !

Mon dernier conseil… à ne pas oublier !

Il est essentiel d’aider les intolérants, hypersensibles et allergiques au gluten à garder une vie sociale riche et épanouissante. L’important est de se focaliser sur les moments de convivialité : même si vous n’êtes pas un expert du sans gluten, même si le repas offert peut paraître basique et trop simple, personne ne vous en voudra… le fait d’y avoir pensé et consacré un peu de temps est déjà un cadeau précieux !

Et toi ? Quels conseils donnerais-tu ? N’hésite pas à partager ton expérience ! 🙂

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