Le régime Seignalet : comment soigner grâce à l’alimentation

Parfois décrié, souvent encensé, le régime Seignalet a permis, et permet toujours à de nombreux malades de soulager et/ou mettre en sommeil leur pathologie, grâce à l’alimentation.

Évidemment sans gluten… mais pas que, quels sont les principes du régime Seignalet ?

Jean Seignalet a fondé son régime hypotoxique sur 3 piliers :

  • Les enzymes
  • L’alimentation
  • L’intestin grêle

Les enzymes

Fabriquées par les cellules, les enzymes sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, car elles participent à une majorité de réactions biochimiques : elles permettent une accélération de ces réactions, tout en agissant avec de très petites quantités, et sans être elles-mêmes dégradées.

Par contre, chaque enzyme se caractérise par sa spécificité (une enzyme = une réaction), et elle a besoin de substances complémentaires, comme des minéraux (magnésium, calcium, zinc, fer, etc…) et des vitamines.

Les espèces vivantes disposent d’un capital enzymatique. Chez l’Homme, dont l’évolution s’étend sur une très longue période, Seignalet pense que les modifications subies par les enzymes sont restées très limitées, contrairement à l’idée répandue que l’humain a été capable de s’adapter, en particulier au niveau des changements de notre alimentation.

Enfin, chaque individu possède son propre capital enzymatique, issu de ses ancêtres : celui-ci est plus ou moins bon, en fonction de l’hérédité, et conditionne la résistance à certaines maladies.

On peut cependant mettre nos enzymes dans de bonnes conditions de fonctionnement grâce à l’alimentation : Seignalet distingue certains dysfonctionnements, en micronutrition et macronutrition.

La micronutrition

La pollution, l’emploi de pesticides, les techniques agricoles et le raffinage des aliments (en particulier des huiles) appauvrissent notre alimentation en vitamines, minéraux et acides gras polyinsaturés.

Seignalet préconise donc une supplémentation, nécessaire mais non suffisante.

La macronutrition

Son principe est de fournir à notre système digestif uniquement des aliments auxquels nos enzymes sont adaptées, donc bannir certains composants de l’alimentation moderne.

C’est sur ce principe sans danger, que Seignalet affirme pouvoir prévenir ou guérir très souvent près d’une centaine de maladies, parfois réputées incurables.

L’alimentation

En suivant la théorie des enzymes qui n’ont pas suivi l’évolution humaine, seule l’alimentation des premiers hommes préhistoriques est adaptée : des aliments crus (il semblerait que la découverte du feu n’est pas majoritairement servi à la cuisson des aliments).

L’alimentation dite « moderne » est en effet récente à l’échelle de l’évolution (de dix mille ans à cinq mille ans, selon les régions du globe), et a subi 7 modifications principales.

Trois au début de la civilisation :

  • La culture des céréales précédemment sauvages : pour augmenter le rendement, on a hybridé les céréales, sélectionné des graines plus grosses, et transplanté des espèces loin de leur terre d’origine, provoquant ainsi des mutations importantes, en particulier pour le blé et le maïs => le blé et le maïs sont à exclure du régime Seignalet
  • L’élevage: la production laitière a incité l’Homme à consommer un aliment inadapté aux enzymes (seul le lait maternel est de par nature prévu pour les nourrissons et petits enfants, qui doivent ensuite passer à une alimentation variée, mais sans lait, adaptée à notre système digestif d’omnivore, différent de celui des herbivores), consommation fortement accrue au 21ème siècle par la profusion de produits laitiers disponibles => le lait est à exclure du régime Seignalet.
  • La cuisson: utilisée par l’Homme pour modifier le goût des aliments, ou pour mieux les conserver, elle devient néfaste au-delà de 110°C, en modifiant la structure même des protéines, glucides et lipides, générant ainsi des composés inadaptés à nos enzymes (molécules de Maillard par exemple) => les cuissons douces sont recommandées dans le régime Seignalet.

Puis quatre au 20ème siècle :

  • La pollution des aliments: elle est le résultat d’ajout d’additifs (colorants, conservateurs, stabilisants, épaississants, etc…) et de substances administrées aux plantes et aux animaux (antibiotiques, hormones,  tranquillisants avant l’abattage, pesticides, engrais chimiques, herbicides, etc…), ainsi que de l’irradiation utilisée pour augmenter artificiellement la conservation => les aliments biologiques sont privilégiés dans le régime Seignalet
  • La diminution des vitamines et minéraux dans les aliments: les élevages (en batteries) et modes de culture (sous serres) intensifs, l’utilisation d’engrais et pesticides appauvrissent la teneur en nutriments => la supplémentation en vitamines et minéraux est recommandée dans le régime Seignalet
  • Le raffinage des huiles: l’extraction à chaud n’étant plus pratiquée, on fait subir aux huiles diverses opérations de raffinage (comme l’utilisation de solvants) pour augmenter le rendement, détériorant ainsi certains de leurs composants => le choix des matières grasses est important dans le régime Seignalet
  • Les OGM: ce procédé moderne, visant à modifier certains gènes des végétaux, et utilisé au départ pour augmenter les rendements et créer des plantes plus résistantes, a pour conséquence le même problème que pour le blé et le maïs précédemment cité, c’est-à-dire générer des composants (des protéines) auxquels nos enzymes ne sont pas adaptées => Seignalet recommande des végétaux non OGM

 

L’intestin grêle

Pour comprendre le rôle important joué par cette partie du système digestif, quelques rappels sont nécessaires.

L’intestin grêle :

  • Reçoit les aliments en cours de digestion : les enzymes que les aliments rencontrent au cours de leur cheminement dans le tube digestif assurent la dégradation des grosses molécules (lipides, glucides et protéines), afin que celles-ci deviennent assimilables, sous forme d’acides gras, de glucose et autres sucres simples, at acides aminés… à condition que l’alimentation soit compatible avec les enzymes, comme expliqué précédemment.
  • Abrite une flore bactérienne : moins riche que dans le colon, elle est nécessaire et participe à l’action bénéfique des « bonnes » bactéries intestinales… ici encore, la qualité de cette flore intestinale (donc bénéfique pour l’organisme) est dépendante de l’alimentation qui doit rester ancestrale, selon Seignalet

L’intestin grêle est une longue partie du système digestif (5 à 6 m) qui relie l’estomac au colon, et reçoit les sucs biliaires et pancréatiques au niveau du duodénum.

Selon Seignalet, la partie la plus importante de cet intestin grêle est la muqueuse qui est le lien entre la circulation sanguine et lymphatique, et les particules alimentaires (et donc les nutriments) mais aussi les particules bactériennes, venant de l’environnement.

Cette muqueuse est en effet particulière : elle est organisée pour offrir une surface très importante de contact et optimiser ainsi les échanges. Elle est constituée d’excroissances mesurant moins d’un millimètre de haut : les villosités. Chacune de ces villosités comporte des cellules, dont les entérocytes, eux-mêmes recouverts de microvillosités.

Les entérocytes ont une durée de vie très courte (de 3 à 7 jours), d’autant plus s’ils sont agressés par certains aliments ou bactéries. Mais ils se renouvellent également très rapidement. Ils sont reliés entre eux par des jonctions, dont les plus importantes sont les jonctions serrées, qui peuvent s’ouvrir ou se fermer, assurant ainsi leur rôle de barrière.

Cette muqueuse immense, très fine et constituée de cellules reliées par des jonctions à la résistance limitée, est très fragile.

Une muqueuse en bonne santé bénéficie cependant de protections diverses, chacune étant spécialisée dans la neutralisation de différents agresseurs.

Mais elle peut être anormalement fragilisée par plusieurs facteurs, comme :

  • Des bactéries pathogènes
  • Des médicaments : antibiotiques, anti-inflammatoires…
  • L’alimentation moderne

Seignalet affirme qu’avec son régime hypotoxique,  les agressions que peuvent représenter les aliments et les bactéries sont prises en charge par les défenses intestinales, préservant ainsi l’intégralité de la muqueuse, qui peut alors jouer son rôle : laisser passer uniquement les nutriments nécessaires à notre organisme, sans produire de déchets à éliminer.

Dans le cas d’une alimentation moderne, inadaptée à nos enzymes, les conséquences au niveau intestinal sont responsables de maladies : les aliments mal dégradés vont générer des molécules indésirables qui stagnent dans l’intestin et perturbent la flore intestinale. Le contenu de l’intestin ainsi modifié agresse la muqueuse, en particulier les entérocytes et leurs jonctions.

Ce phénomène est plus ou moins rapide : les lésions peuvent se former depuis l’enfance, ou tout au long de la vie. La muqueuse devient alors perméable et laisse passer les molécules indésirables dans la circulation sanguine, provoquant 3 types de pathologies :

  • Les maladies auto-immunes
  • Les maladies d’encrassage, quand le fonctionnement des cellules est entravé par les molécules indésirables
  • Les maladies d’élimination, quand les déchets sont évacués par les émonctoires inflammatoires (la peau et les muqueuses)

Le régime Seignalet en pratique et en résumé

  • Pas de laits animaux, sous aucune forme (lait, crème, beurre, fromage, yaourt…)
  • Pas de céréales mutées : blé, maïs, avoine, seigle, orge, épeautre, kamut
  • Pas d’aliments trop cuits : des produits crus ou cuits à moins de 110°C (avec la vapeur douce)
  • Pas d’huiles raffinées : de préférence bios, pour en avoir la garantie (la précision « 1ère pression à froid » n’est pas suffisante), et en veillant à mélanger plusieurs huiles complémentaires
  • Privilégier les produits biologiques : pour limiter les pesticides, additifs, hormones, antibiotiques…
  • Se complémenter en vitamines, minéraux et ferments lactiques

 

Et toi ? Suis-tu (ou as-tu tenté) le régime Seignalet ? Es-tu prêt(e) à partager ton expérience ?

 

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